Il y a quelques années, Florelle a perdu son grand-père. Mais face aux coûts des funérailles, elle tombe des nues : cérémonie, cercueil, pierre tombale, la facture est lourde. "C’est à peu près 3000 à 4000 euros quand même. Ce n’est pas tout le monde qui est capable de ramasser des sous pour payer parce ce qu’on ne sait pas quand ça tombe sur nous", explique-t-elle.
Une proposition de loi a été déposée ce mardi pour alléger la facture, une branche funéraire qui se rajouterait à la sécurité sociale. Comme la retraite ou la maladie, elle permettrait aux employés de cotiser, afin de financer les funérailles des défunts. "Ça serait pas mal oui, parce que nous sommes tous concernés par l’inéluctable", réagit un passant.
Mais du côté des professionnels, la proposition de loi ne tient pas la route. Pour Patrick Cor, cette nouvelle branche coûtera plus cher aux contribuables qu’une simple mutuelle. "Aujourd’hui on a des aides, les personnes ont des aides que ce soit au niveau des communes, au niveau de la Région, au niveau du Département quand il y a des décès et que les gens ne peuvent pas subvenir aux frais. Je pense qu’il vaut mieux axer sur une communication par rapport aux familles, pour les sensibiliser à ce niveau là, plutôt que d’imposer quelque chose qui va être encore taxé", détaille Patrick Cor, responsable funéraire des pompes funèbres régionales.
Signée par 71 députés de La France Insoumise, parmis lesquels Perceval Gaillard et Jean Hugues Ratenon. Pour le député de la 5e circonscription, cette loi permettra de créer la solidarité entre Français. "Ici, notre objectif est la solidarité, alors il faut tout mettre en oeuvre. Si on ne peut pas cotiser pour quelqu’un qu’on ne connaît pas lors de son décès, on le fait quand même pour le soigner et l’empêcher de décéder", expose Jean-Hugues Ratenon, député.
Une proposition de loi renvoyée à la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale n’est toujours pas adopté.