Il est à peine 10h ce matin, lorsque Henry arrive au cimetière, son panier chargé de fleurs à la main. Comme chaque année, il vient ici avec son fils. Un rituel pour se souvenir de ceux qui sont partis. "Ma maman est décédée le 8 mars, la journée des droits des femmes. Mon grand-père, ma grand-mère, ma tante et ma cousine sont également enterrés ici".
Le 1er novembre, c’est l’occasion d’entretenir la mémoire, mais aussi de transmettre un souvenir. "J’essaie de passer assez souvent, c’est important, il ne faut pas oublier nos défunts".
Quelques mètres plus loin, Marie-Thérèse vient aussi se recueillir sur la tombe de sa mère. Un moment d’intimité pour lui adresser une pensée. "Je viens dire à maman qu’on a eu une vie difficile, mais qu’elle ne nous a pas lâchés. Aujourd’hui je viens lui dire ma reconnaissance".
Cette journée est aussi un moment de partage en famille. Les petits-enfants viennent se souvenir de leurs grands-parents. "Cela nous permet de retrouver la famille qu’on n’a pas vue depuis longtemps. Cela permet de nous remémorer les bons moments qu’on a passés ensemble. On passera tous par là un jour, on n’oubliera jamais nos défunts. Je remercie ma mémé, bisou, mémé !".
Au-delà des liens familiaux, certains viennent aussi se recueillir autour d’amis proches, de personnes qui ont compté. "On vient pour une dame qu’on a connue très longtemps. Une dame très gentille, qui avait un très grand cœur. On l’a toujours admiré et aimé".
Ici, chaque fleur déposée raconte un morceau d’histoire. Un lien qui continue de vivre, même après la mort.