Quatre heures du matin, la Plaine-des-Palmistes s’éveille. Les vaches n’attendent pas. Jonathan, l’un des 80 producteurs laitiers de l’île, est déjà à l’œuvre — tous les jours, sans exception.
Ici, plus question de traire à la main : la pratique a quasiment disparu des exploitations. Jonathan installe lui-même le tire-lait sur ses 50 vaches.
Un métier, une passion, qu’il exerce depuis plus de dix ans.
"Nous on produit en moyenne 2500 litres de lait par an , après aujourd’hui nous sommes à 0.75 centime le litre de lait, aujourd’hui on gagna bien sa vie", témoigne Jonathan Carcany, agriculteur.
Comme lui, la plupart des éleveurs ont choisi la mécanisation — plus rapide, moins fatigante. A la Plaine-des-Cafres, certains vont encore plus loin :
René claude a investi plus de 300.000 euros dans un robot de traite entièrement automatisé. Fini les cinq heures de traite par jour.
"Aujourd’hui les vaches se gèrent toutes seules, elles se traient 24h/24 toutes seules ce qui nous permet de gagner du temps et surtout on a gagné en bien être animal", nous dit René-Claude Boyer, agriculteur.
Mais quelle que soit la méthode, le parcours du lait reste le même : la collecte se fait tous les deux jours par la Sicalait, la coopérative qui regroupe les éleveurs de l’île.
"On va livrer au transformateur, donc les deux transformateurs qui eux on a charge de transformer et faire du fromage, des yaourts, etc et la Sicalait apporte aussi un rôle technique. Des techniciens qui suivent les éleveurs et les accompagnent tous les jours dans leur exploitation", explique Fabrice Payet, président de la Sicalait.
Chez nous, ce sont 17 millions de litres de lait produits chaque année, un chiffre en hausse d’un million par rapport à l’an dernier.