Rabia, elle, connaît trop bien les conséquences d’une infection. L’an dernier, elle a contracté le chikungunya, une épreuve encore très présente dans son esprit. Cette saison, elle redouble de prudence autour de sa maison.
« J’avais l’impression de me liquéfier dans mon lit tellement j’avais mal. Je ne pouvais pas en sortir. Je faisais tout pour aller mieux mais rien n’y faisait. Je n’espère plus jamais revivre ça. Aujourd’hui, je prends toutes les précautions : je mets de l’anti-moustique, j’applique des produits, je nettoie mon jardin tous les jours. Dès que j’ai un moment, je ramasse les feuilles, je vide l’eau stagnante et je veille à ce que ma cour soit impeccable. »
Cette recrudescence se ressent également dans les pharmacies.
« On observe clairement une augmentation de la demande en répulsifs. Les gens veulent se protéger, surtout après le dernier épisode de chikungunya », constate Paul Dumas, pharmacien.
Les autorités sanitaires, elles, suivent la situation de près. À l’approche de la saison des pluies, l’ARS appelle la population à maintenir les bons gestes.
« Nous avons de nouveau quelques cas de chikungunya, détectés de manière sporadique sur le territoire. Nous intervenons, mais des circulations virales pourraient se réinstaller. Il faut donc rester vigilants : éliminer les gîtes larvaires dans les jardins, se protéger des piqûres et consulter un médecin dès l’apparition de symptômes », explique Manuel Rodicq, responsable de la lutte antivectorielle à l’ARS La Réunion.
Des gestes simples mais essentiels, à répéter régulièrement. La première barrière contre les moustiques commence chez soi.