Ericka Bareigts était en direct dans le journal de 12h30 d’Antenne Réunion. La maire de Saint-Denis a, dans un premier temps réagit aux tirs de flash-ball survenus au Chaudron hier soir.
"Tout ce que nous faisons est contrôlé par les services de police et nous travaillons avec la préfecture. Nous ne devons pas trouver d’excuses à ces personnes qui viennent perturber, sans aucune raison, la tranquillité des familles qui profitaient de ces animations que nous avons faites tout au long de ce mandat. Je condamne fermement qu’il puisse y avoir une agression vis-à-vis des forces publiques, des élus et de la population. La justice doit faire son travail".
Sécurité
Concernant la sécurité d’ailleurs, on a beaucoup parlé du phénomène des bandes à certains endroits du chef-lieu, au Moufia notamment, des actions ont été menées avec l’État, est-ce que vous contrôlez aujourd’hui la situation ?
"Le travail a été fait avec l’État et il y a une nette amélioration. Au bout de ce temps d’action, la Poste va rouvrir au Moufia et nous allons avoir une agence France Travail. Nous travaillons et nous gagnons du terrain et nous remettons du service public vers la population. L’ordre public avance et avance sérieusement à Saint-Denis".
Logement
Lors de ce mandat, vous avez mené plusieurs aménagements, on pense au Pôle Océan qui est en pleins travaux notamment. On sait que la crise du logement reste toujours aussi forte, quelle sera votre priorité si vous rempilez pour un nouveau mandat ?
"Saint-Denis est l’une des premières villes de La Réunion à faire de la solidarité. Nous avons 38% de taux de logement sociaux à Saint-Denis, nous avons le plus grand parc, 24 000 logements sociaux à Saint-Denis. Sur cette mandature Saint-Denis a accueilli 1700 logements sociaux. Nous avons aussi accompagné des choses innovantes avec les bailleurs sociaux pour qu’il puisse y avoir une proposition pour les jeunes qui n’ont pas tout de suite un CDI et qui veulent prendre leur envol".
La ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, est repartie hier soir, elle s’est engagée à ce que le budget consacré aux territoires ultramarins ne soit pas un budget au rabais. Lui faites-vous confiance ?
"J’espère qu’elle gagnera cette bataille. Aujourd’hui nous sommes très inquiets, les signaux ne sont pas au vert, ils sont au rouge. Les maires sont les derniers pare-feu de la République, c’est vers nous que viennent les gens lorsqu’ils ont des difficultés financières. Il faut absolument que la France ait un budget et que les collectivités puissent être accompagnées dans cette grande transformation que nous avons déjà engagée il y a 6 ans et que nous allons continuer à engager avec ambition et détermination", conclut la maire de Saint-Denis.