Les établissements bancaires devront examiner la situation financière de chaque demandeur : revenus, dépenses, charges et antécédents bancaires.
Pour les découverts jusqu’à 200 €, une certaine tolérance restera possible. Au-delà, le découvert sera considéré comme un crédit à la consommation, soumis à des critères stricts, notamment le respect d’un taux d’endettement maximal de 30 %. Les autorisations déjà en place avant novembre 2026 ne seront pas concernées, mais tout nouveau découvert devra passer par cette procédure.
« Ce qui est sûr, c’est que les établissements doivent trouver des moyens de protéger les consommateurs, notamment en s’assurant de leur solvabilité lorsqu’ils contractent un crédit. Par exemple, lorsque vous dépensez de l’argent que vous n’avez pas sur votre compte courant, c’est-à-dire lorsque vous êtes à découvert, vous ne le réalisez peut-être pas, mais vous contractez en réalité un crédit », explique Nicolas Gobalraja, responsable du service des études et des établissements de crédit à l’IEDOM Réunion.
Chaque mois, plus de 22 % des Français se retrouvent à découvert dès le 16 du mois, les plus modestes étant les premiers concernés.