Le vol, deux agriculteurs y ont eu droit. L’an dernier ils ne récoltent qu’en partie le fruit de leur travail.
"On s’est fait voler sur un arbre, il a été mal coupé et quand on arrive sur les lieux on constate le vol. On compte beaucoup sur le dispositif de sécurité pour nous aider et nous sécuriser un peu. Quand on quitte les exploitations le soir on aimerait avoir le coeur plus tranquille et ne pas arriver et constater le matin les dégâts", témoigne Michel Cadet, agriculteur.
"Là le letchi c’est quelque chose qu’on récolte 1 mois dans l’année et toute l’année il faut qu’on travaille sur le verger. La taille, le débroussaillage, la taille du verge, l’engrais et si pendant ce mois là on se fait voler 1/3 de notre production , on se fait voler 1/3 de notre salaire", ajoute David Naze, agriculteur.
Le dispositif vigi-agri déjà exploité dans l’hexagone prévoit des patrouilles de gendarmes supplémentaires pour surveiller les récoltes saisonnières comme la banane, l’ananas ou le letchi.
Il permet également de signaler par SMS une éventuelle intrusion et de faciliter les dépôts de plaintes. Les agriculteurs devant auparavant se déplacer à la gendarmerie et prendre le risque qu’un voleur s’introduise sur une parcelle.
Le système plaît à David Baptiste. L’an dernier son exploitation de bananes est touchée par de nombreux vols.
"Le soir je pourrai me reposer un peu, rester avec ma famille et après une journée de combat le soir quand on rentre on repart tout de suite c’est pas normale".
D’ici les prochaines semaines, les patrouilles devraient se renforcer dans l’Est les gendarmes se rendront également sur les marchés afin de vérifier l’origine des produits vendus. Les bazardiers devront justifier l’achat et la provenance des fruits proposés à la vente.