Damien et Gaélle ont perdu leur enfant l’année dernière, leur "petite étoile qu’on a surnommée Ange". Grossesse désirée, ce bébé était attendu par leur petite famille. Déjà parents de deux petites filles, ils n’oublieront jamais ce jour, "car on vit un cauchemar, on ne s’est jamais réveillé. C’était le vendredi le 19 avril 2024 au matin, après 5 mois de grossesse, notre vie a basculée."
"Mon mari est parti déposer notre deuxième fille à l’école. Seule à la maison avec ma fille aînée, j’ai commencé à avoir des grosses douleurs de contraction que je ne comprenais pas. En me dirigeant vers la salle de bain, c’est à ce moment-là, en une fraction de seconde, que la poche d’eau s’est rompue en quelques secondes et le drame... Mon bébé était mort-né par terre. Si fière d’elle, courageuse, ma fille âgée de 11 ans m’a aidé à accoucher et a appelé son père en urgence. Traumatisés, paralysés, on ne pouvait rien faire", nous raconte Gaélle.
"En arrivant, c’était le choc total. J’ai pris mon bébé dans mes bras, déjà formé avec son petit cœur qui s’est arrêté de battre", ajoute Damien. "On s’est rendus à l’hôpital et ils nous ont dit de rentrer chez nous et de laisser les choses se faire naturellement. La semaine suivante on a rendez-vous le mardi et on nous annonce que madame doit rentrer en urgence le vendredi. Et on découvre que le placenta était toujours dans son ventre pendant 8 jours. Suivie par des psychologues et psychiatres, ça a été dur de voir des femmes enceintes, des bébés qui naissent. Je n’arrive pas à parler de la perte de mon enfant car c’était impossible . Chaque jour je dois qu’il est près de nous mais de son absence, on souffre toujours "
" Le temps passe aujourd’hui, à 1 an et demi du drame, notre vie n’est plus pareille. Nos filles ne comprennent toujours pas et n’acceptent pas. On en veut à la vie de nous avoir mis face à cette dure épreuve. Le deuil de notre enfant reste pour l’instant impossible."
Difficile à vivre comme épreuve, la famille a pu recevoir de l’aide et être entourée "par de bonnes personnes, sans jugement, on nous a beaucoup aidé. Nous tenons à les remercier, amis, famille, parents".