En marge des manifestations dans les grandes villes de Madagascar, la diaspora malgache soutient ses compatriotes dans l’Hexagone, comme à La Réunion. Sur notre île d’abord, environ 200 personnes réunies devant le tribunal de Champ-Fleuri, sous le chant de l’hymne national malgache.
Du soutien, de la préoccupation pour leurs compatriotes de la grande île. "C’est inadmissible ce qu’il se passe là-bas. Ils se révoltent pour de l’eau et de l’électricité. Ce n’est pas normal que les gens se fassent tuer par rapport à ça", réagit un manifestant présent sur place.
Gilbert Annette, l’ancien maire de Saint Denis, pour qui Madagascar occupe une place spéciale, un lien de famille est monté sur l’estrade. Pour lui, la diaspora réunionnaise doit apporter du soutien à Madagascar beaucoup plus de soutien. "Ici les Réunionnais qui s’engagent dans le service volontaire international, les jeunes qui ont des masters, qui ont des licences, qui sont des techniciens supérieurs, on en voit 30 à Madagascar. À l’échelle d’un grand pays comme Madagascar où il y a 30 millions d’habitants, c’est nul ! Ça n’a aucun impact sur le développement", s’indigne l’ancien maire de Saint-Denis.
En hexagone, la diaspora parisienne, plus importante s’est réunie devant l’ambassade de Madagascar. Plusieurs centaines de personnes dans le 16e arrondissement de Paris. Les manifestants ne protestent pas seulement contre le manque et d’eau et d’électricité. C’est tout le système politique qui est mis en question dénonçant une corruption et une utilisation de fonds publics à l’encontre des besoins de la population malgache. "Tout est fait depuis une dizaine d’année, voire plus, pour empêcher le Malgache de prendre en main son destin, de réfléchir. Aujourd’hui, le Malgache est occupé à survivre. Penser, réfléchir, agir citoyennement est devenu un luxe", déplore Mika, membre de l’association Za Koa Hanorina.
Insufflée par le groupe Gen Z, ce manifestant l’affirme elles n’auront pas d’autres objectifs que de dénoncer le pouvoir politique en place, d’après lui, le groupe ne viserait pas de tenter un coup d’état.