Le Conseil d’Etat a estimé lundi 13 juillet, que la fermeture prolongée des discothèques n’était pas "disproportionnée".
La juridiction a rejeté un recours mené par le Syndicat national des discothèques et lieux de loisir (SNDLL).
Une fermeture "non disproportionnée"
Le Conseil d’Etat a débouté, lundi 13 juillet, un recours du Syndicat national des discothèques et lieux de loisir (SNDLL) sur fonds d’un risque trop élevé de dissémination du nouveau coronavirus.
"Eu égard au caractère clos des établissements en cause, à la nature d’activité physique de la danse ainsi qu’à la difficulté de garantir le port du masque ou le respect des règles de distanciation sociale dans un contexte festif, il n’apparaît pas" que l’interdiction d’exploitation "revêt (...) un caractère disproportionné", a justifié le Conseil d’Etat dans son avis.
800 discothèques à la peine
L’avocat du syndicat, Me Henri de Beauregard dénonce une forme de défiance à l’endroit des discothèques alors que les stades et les salles de sport ont déjà rouvert leurs portes.
De son côté, Matthieu Lebrun, porte-parole des gérants de discothèques de Normandie estime que 50 % des clubs seront voués à disparaître en cas de réouverture en septembre, soit environ 800 discothèques.