Ambiance électrique ce lundi après-midi à Sainte-Suzanne. Avant le conseil municipal, l’opposition a dénoncé la présence de Maurice Gironcel, condamné la semaine dernière dans l’affaire du Sidélec. Le ton est monté, des insultes se sont échangées et la police municipale a dû intervenir.
"On a un maire qui met en place une dictature via ses militants. J’ai appris qu’il y a des contrats signés en conseil municipal, par quelqu’un qui n’a plus le droit d’être maire", nous dit Olivier Dugain, élu de l’opposition.
Dans l’opposition, certains craignent que cette situation fragilise Sainte-Suzanne et ses habitants.
"Il est important de savoir où on va comme ça, les dés sont jetés et pourquoi s’accrocher et s’il ne s’explique sur ce qu’il est en train de faire. Cela a crée un climat de conflit, de confusions", déclare Alexandre Laï-Kane-Cheong, élu de l’opposition.
À l’intérieur, l’ambiance n’était guère plus apaisée. Le maire, toujours en fonction en attendant la notification du préfet, affirme vouloir user de tous les recours possibles et poursuivre les projets de la commune. "J’ai des droits, je fais valoir mes droits et c’est pour ça que je fais appel de cette décision. J’ai fait appel pour ce qui est du pénal et je ferai probablement appel en ce qui concerne l’exécution provisoire. Et ensuite je verrai bien en tout état de cause, ce qu’il faut savoir je mènerai un combat pour que sur Sainte-Suznne, le parti communiste reste à la tête de la municipalité", affirme Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne.
Pour rappel, Maurice Gironcel a été condamné jeudi dernier à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, 60 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.