Une déclaration brutale du chef d’état-major des Armées. Lors du conseil des maires, Fabien Mandon évoque les risques d’une "guerre à haute intensité avec la Russie".
Ici, l’effet est immédiat : incompréhension, colère, inquiétude. Impossible de rester indifférent. Les réactions sont sans appel. "Ça me fait un peu peur, car il ne se rend pas forcément compte de l’impact psychologique qu’il peut avoir sur les gens", réagit une jeune passante.
Dans ce climat d’incertitude, le gouvernement publie Un “kit de survie 72 heures” qui rappelle les pratiques bien connues à La Réunion lors des épisodes cycloniques.
Le kit recommandé contient notamment :
-6 litres d’eau par personne
-de la nourriture non périssable
-une lampe de poche
-une trousse de premiers secours
-les documents essentiels rangés dans une pochette étanche. Des éléments à vérifier une fois par an.
Si La Réunion semble loin des tensions internationales, la réalité géopolitique est tout autre. Pour le président de l’Association des maires de La Réunion, présent au Congrès où ces propos ont été tenus, l’île est bel et bien concernée. "Nous ne sommes pas loin, nous sommes dans le bassin Océan Indien. À côté de chez nous, il y a un grand pays qui s’appelle Madagascar où nous voyons aujourd’hui les intérêts russes et chinois s’installer", explique Serge Hoareau, le président de l’Association des maires de La Réunion.
Entre inquiétude, préparation et étonnement, ces annonces divisent. Mais pour beaucoup, elles rappellent surtout que la question de la résilience revient au premier plan, dans un contexte mondial de plus en plus incertain.