Être Boucher, un savoir-faire ancestral, indispensable, mais de moins en moins choisi. Métier de passion, la boucherie souffre encore d’une image trop rude et peu valorisée. "On a une mauvaise image du boucher. On a peut-être encore l’image du boucher qui est un petit peu bedonnant, qui travaille salement. C’est un métier qui demande beaucoup de précision et de minutie. On peine à recruter, mais je pense que c’est une tendance générale. Les métiers de l’alimentaire sont très porteurs, on cherche énormément de monde", explique Thomas Simonet, artisan boucher.
Aujourd’hui le métier tente de redorer son blason à travers l’apprentissage et l’artisanat. "Quand j’ai commencé, je n’étais pas sûr d’aimer ce que j’allais faire. Au fil du temps, j’ai appris à apprécier les valeurs du métier. Le métier demande beaucoup de technique, beaucoup de rigueur, je m’amuse un petit peu tous les jours", confie Thomas Auguste, apprenti boucher.
Pour Romain Leboeuf, meilleur ouvrier de France, le métier a tout pour être attractif et séduire les jeunes. "On a des jeunes qui sont passionnés, qui sont motivés, qui sont investis, mais on n’en a pas suffisamment. On cherche à recruter autant qu’on peut. Il faut le dire, ce métier est un super ascenseur social. Vous démarrez, vous êtes apprenti et payé. C’est un métier ou tu peux aller très vite".
Sur l’île, la boucherie représente 400 emplois directs et plus de 350 éleveurs. Cependant environ 100 postes sont vacants chaque année.