Cela fait maintenant trois jours que la cour d’assises des mineurs est plongée dans le huis clos du second procès de l’assassinat de Shana, en septembre 2023.
Depuis mercredi, jurés et magistrats revivent le drame, entre rappel des faits et analyses de la personnalité du jeune accusé.
Deux journées entières ont été consacrées aux experts et anciens proches, venus tenter d’éclairer la cour sur le passage à l’acte de l’accusé.
Selon les informations que nous avons pu recueillir, les experts dressent le portrait d’un adolescent inquiétant, au profil presque inédit dans leur carrière. Lors des interrogatoires, il reste froid, détaché parfois même avec un léger rictus lorsqu’il évoque les faits. Un des experts n’exclurait pas la présence d’une altération du discernement. Reste une question centrale : avait-il pleinement conscience de ses actes ?
Une position que la défense pourrait plaider. "Ces trois jours de débat ont été extrêmement longs et compliqués émotionnellement pour nous tous et surtout pour la famille Shana. Ce procès se déroule en deux temps, deux procès distincts, ce qui est très lourd pour la famille. Il s’agit d’un drame. La défense n’est pas là pour minimiser, nous entendons la peine, la colère, la tristesse de la famille de Shana. L’objectif de la défense dans ce procès c’est de trouver la peine juste au regard du profil de l’accusé, de son parcours de vie, mais surtout de ses troubles psychologiques et psychiatriques", indique Soizic Panefieu, avocate de la défense.
Après avoir reconnu les faits sans exprimer le moindre remords, sa mère a pris la parole aujourd’hui devant la cour.
Un procès sous haute tension, mené dans le silence d’un huis clos total. Les plaidoiries et le verdict sont attendus lundi 10 novembre.