Un parcours guidé par la passion
« Je suis passionnée par ma culture réunionnaise et indienne, et bien sûr par la danse classique indienne », confie Arnanda-Koumarli.
Avec l’aide du Consulat de l’Inde, elle a pu déposer sa candidature avant d’être auditionnée et sélectionnée pour intégrer l’école. Aujourd’hui, elle est la seule Réunionnaise de sa promotion, parmi une quarantaine d’étudiants venus du monde entier.
Une rigueur quotidienne
À Kalakshetra, les journées sont rythmées par la discipline et la spiritualité. « Les cours débutent à 8h30 par une prière, suivie de séances de danse, de musique carnatique et d’histoire. L’enseignement est exigeant, mais porteur de sens », explique la jeune femme.
Quatre années d’études sont nécessaires pour obtenir le "Diploma" : diplôme d’études chorégraphiques qui ouvre la voie à une carrière professionnelle dans le Bharatanatyam.
Un art sacré, bien plus qu’une danse
Arnanda-Koumarli insiste : « Le Bharatanatyam n’est pas une danse folklorique, c’est un art classique porteur de valeurs profondes, de rigueur et de spiritualité. » Elle rend hommage à Rukmini Devi Arundale, grande figure qui a contribué à redonner toute sa noblesse à cet art en Inde.
Transmettre et inspirer
Si son avenir n’est pas encore tracé, Arnanda-Koumarli garde une idée claire : « Je préfère laisser les choses se faire naturellement. Peut-être rester encore un peu ici pour me perfectionner, ou revenir à La Réunion pour partager ce que j’ai appris. »
Son souhait le plus cher : rétablir les vraies dimensions du Bharatanatyam et encourager les jeunes Réunionnais à voir dans l’art une voie d’expression et de connaissance de soi. « La danse, la musique ou toute forme d’art ne sont pas seulement des hobbies. Ce sont des chemins qui mènent à soi-même et à sa culture. »