Agée de 27 ans, Annie a été diagnostiquée le 27 juillet dernier avec une leucémie myéloïde chronique ainsi qu’une forme rare de mutation de leucémie aiguë touchant les ganglions.
« Sur le coup, j’ai été abasourdie, choquée. Je me suis sentie impuissante et très mal, je pensais au pire. Mais après avoir été rassurée par mes proches et mon hématologue, j’ai repris mes esprits deux jours plus tard et commencé mon combat avec un mental d’acier et beaucoup de soutien », raconte-t-elle.
Pour ses fils, Annie se bat chaque jour. Elle a déjà subi des chimiothérapies lourdes, dont une de huit jours en continu et une autre de consolidation sur trois jours, avant de se préparer à sa greffe de moelle osseuse, qui pourrait lui permettre d’être guérie. « Sur le plan professionnel, tout est mis à l’arrêt. Je préparais un concours que je n’ai pas pu passer. On est très fatigué physiquement, facilement essoufflé, mais cela ne m’empêche pas de m’occuper de ma petite famille. Je sors avec eux et je profite de la vie, je garde ma joie de vivre. »
Elle souhaite aussi encourager ceux qui traversent cette épreuve : « Tenez bon, il faut garder un mental d’acier et ne pas sombrer dans le négatif. Le traitement est lourd et long, mais on peut y arriver. Il faut garder courage et confiance, ne pas rester seul quand on sent que l’on va mal mentalement, car c’est une grande partie du mental qui mène à la guérison. »
Annie tient à remercier ses proches, l’équipe médicale du Pavillon 8 de l’hôpital Saint-Pierre, ainsi que les donneurs de moelle osseuse. Par son témoignage, elle espère sensibiliser le public à ce geste qui peut sauver des vies.