Dans le vacarme des machines, les cannes défilent, broyées, pressées, transformées en sucre.
À Bois-Rouge, dans l’Est de l’île, la campagne sucrière bat encore son plein.
Et bientôt, ce sucre péï pourrait être reconnu au niveau européen avec l’obtention du label Indication Géographique Protégée.
Une distinction qui viendrait saluer un savoir-faire local transmis depuis des générations.
Pour les consommateurs, ce label serait une façon de valoriser le travail et la qualité du sucre réunionnais.
Un sucre qu’on retrouve dans tous les rayons et les caddys.
Produit emblématique de l’île, il accompagne le quotidien des Réunionnais depuis des générations.
La canne à sucre occupe une place majeure dans le paysage. Elle couvre à elle seule plus de 55 % des terres agricoles de La Réunion. Une filière essentielle qui fait vivre des milliers de planteurs, de transporteurs et d’ouvriers, de la coupe à la transformation.
Autant d’acteurs concernés par cette future reconnaissance européenne. Cette perspective suscite espoir et fierté.
"Le sucre de l’île de la Réunion avec celui de Guadeloupe est les seuls sucres de canne produits en environnement européen et la réunion exporte dans 17 pays européens. L’IGP est quelque chose qui valorise l’origine, la qualité et pour nous c’est important de pouvoir obtenir ce label et de valoriser la production locale ", explique Sylvie Le Maire, déléguée syndicale du syndicat du sucre.
Le dossier est désormais entre les mains de la Commission européenne.
S’il est validé, le sucre réunionnais deviendra le premier produit ultramarin à bénéficier d’une Indication Géographique Protégée. Une reconnaissance officielle, mais surtout symbolique, pour un produit qui fait battre le cœur de l’île depuis plus de 2 siècles.