Quelques minutes avant de passer devant le jury, la fatigue se fait sentir. Les prototypes eux, sont bien prêts. "Je n’ai pas du tout dormi, je suis resté éveillé toute la nuit. Il y a un mélange de tout. C’est pas mal, on transpire, il y a le stress, la fatigue, l’appréhension, l’avis des juges, ça fait un peu peur", confie un participant.
Les cerveaux en ébulition
Pas de répit, c’est au tour du premier groupe de convaincre le jury. La veille, près de 450 élèves, répartis dans 13 lycées, reçoivent une liste avec 31 problématiques. Ils ont 24 heures et pas une minute de plus pour trouver une solution. Les idées fusent, les cerveaux bouillonnent.
Gestion des déchets en avion
Au lycée Lislet Geoffroy, ce groupe décide de plancher sur la réduction des déchets dans les avions lors des repas. "Nous avons choisi de l’amidon de maïs pour faire les plateaux et les couverts. Nous sommes partis sur un plateau avec de la profondeur à l’intérieur, des mini-contenants, pour mettre directement les aliments à l’intérieur."
"Comme en cours je fais plus de théorique, ça permet d’être plus concentré sur tout ce qui est conception 3D, je suis plus sur la pratique et je préfère ça", confie un autre lycéen.
C’est la 7e édition à La Réunion. Mondialement, l’opération prend place sur 4 continents dans15 pays, et rassemble près de 25 000 participants.
"Une respiration"
"Quand on est jeune, on a un potentiel créatif, malheureusement, nos parents nous éduquent un peu et réduisent cela puis les formateurs et enseignants formatent un peu, l’entreprise également. C’est juste une respiration pour montrer que si on relance le potentiel créatif, ça revient très vite", développe Jérémy Legardeur, professeur chercheur à l’Estia (École d’ingénieurs) et fondateur de The 24h of Innovation.
Retour devant le jury, 13 équipes défendront leur projet vendredi lors de la grande finale à la Cité du Volcan.