Sur les étals du marché de Saint-Denis, les clients s’étonnent.
« Je trouve que c’est un peu exagéré, à 1 euro, je n’en achète pas », confie une cliente. « Même si le cyclone a tout détruit, j’ai du mal à comprendre un tel prix », ajoute un autre.
La production locale, fortement impactée par les derniers cyclones, est en nette baisse. Résultat : l’offre diminue, les prix s’envolent. « Dès qu’un cyclone passe, les dégâts atteignent presque 100 %. Mais la situation devrait s’améliorer d’ici fin novembre ou début décembre, avec les nouvelles récoltes. On pourrait même connaître une surproduction, car tous les producteurs vendront en même temps », explique Lucas Éric, responsable de la cellule diversification végétale à la Chambre d’Agriculture.
En attendant, beaucoup de ménages se tournent vers d’autres fruits, plus abordables. La banane, elle, reste pour l’instant… un luxe bien tropical.