Mère de huit enfants, il n’est pas tous les jours facile pour Anastasia de nourrir toute sa tribu. Alors ce midi, elle a décidé de commander des gratinés bouchons.
Même si elle essaye régulièrement de cuisiner des légumes, il faut pouvoir satisfaire tout le monde. "Il adore les nouilles", dit-elle, parlant d’un de ses enfants. "Moi j’aime les pains bouchons. On fait deux repas par jour."
Le diabète, important fléau à La Réunion
Si certains font attention à leur ligne, seul un Réunionnais sur deux déclare consommer une portion ou moins de fruits ou légumes par jour.
"C’est bon ici à La Réunnion. Il y a de quoi manger : des nems, des bonbons piments, des accras... Ça fait plaisir", sourit un client au petit marché de Saint-Denis.
La conséquence est toutefois moins réjouissante : le nombre de diabétiques est deux fois plus important à La Réunion qu’en Métropole, avec 4 800 cas chaque année.
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Les inégalités sociales, le nerf de la guerre
Pour agir, un scientifique de l’Institut de recherche pour le développement propose des solutions :
"Il faut réduire les inégalités sociales de la nutrition et permettre aux populations les plus défavorisées à accéder à une nourriture saine."
Chaque année 250 personnes meurent du diabète à La Réunion, un chiffre trois fois supérieur à celui de la Métropole.