Alors que les cas de chikungunya augmentent, les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables. Le virus peut avoir des conséquences graves pour elle et leur bébé. Enceinte de 33 semaines, Estelle a récemment été informée des risques de la maladie. "Lors de mon dernier rendez-vous avec la sage-femme on en a parlé. Ca ne m’inquiète pas pour autant. Je mets beaucoup d’anti-moustique"
Forte fièvre, trouble neurologique, les conséquences sont graves et nécessite une hospitalisation "les enfants arrive à la naissance avec le chikungunya et se déclare jusqu’à 4/5 jours plus tard, ils ont un retard scolaire, un risque de dyspraxie", explique le docteur Brahim Boumahni, pédiatre.
Même si les transmissions sont rares d’après un gynécologue à la Réunion la contamination materno-foetale ne se produit que si la maman contracte le virus environ 5 jours avant l’accouchement "Pendant la grossesse ça va arriver 5 jours autour de l’accouchement ce qu’on appelle le péri-partum. même si la transmission se fait les difficultés pour l’enfant est de moins de 1/10. Et ce n’est pas obligatoirement très grave mais on va surveiller de très près" , ajoute le docteur Thierry Abossolo, gynécologue.
Pour éviter les risques les médecins et sage femme insistent sur l’importance de la prévention. Porter des vêtements longs, utiliser des répulsifs adaptés et dormir sous une mousticaire.