Olivier Hoarau, maire du Port, s’est exprimé sur la situation difficile que traverse La Réunion et évoque ses propositions de solutions.
Se mobiliser contre la Dengue
"On a un peu oublié la Dengue. C’est dangereux parce que cumuler les deux maladies, les issues sont fermées. Nous ne devons pas lâcher la vigilance, continuons à lutter contre la Dengue et éliminer les gîtes larvaires. C’est le sens du courrier que j’ai adressé à la ministre des Outre-Mer : Nous avons besoin de moyens. Contre la Dengue, l’Etat doit jouer son rôle."
Gérer deux épidémies à la fois
"Cela peut paraître être une mission impossible mais nous sommes aux postes de responsabilités. La population ne doit pas être livrée à elle-même. Mes équipes sont parmi les seules qui ont continué à maintenir la lutte contre les gîtes larvaires, à nettoyer les quartiers. Je salue toutes les équipes du service technique environnement qui font un travail extraordinaire. Je n’ai pas de mal à mobiliser, au contraire, les gens connaissent la responsabilité de chacun de ses agents. C’est la raison pour laquelle ils sont très mobilisés. Il nous faut davantage de moyens pour aller plus vite."
Quelle réponse du Gouvernement ?
"Dans son propos, il me semble que nous pouvons compter sur le soutien de l’État de cette forme-là. Il nous faut une vraie stratégie et que chacun s’y tienne. Les communes limitrophes du Port ont abandonné la lutte anti-vectorielle, l’épidémie repart. On a créé un service 3D : désinsectisation, dératisation et désinfection. Il faut prendre exemple sur notre initiative pour la démultiplier au niveau de La Réunion."
Un centre pour les malades du Coronavirus
"Nous avons répondu positivement avec des réserves. Il faut connaître les moyens, il faut des mesures nécessaires, des procédures. Il faut un vrai travail avec l’ARS, les professionnels de santé, la préfecture."
Un couvre-feu ?
"Le confinement, c’est un couvre-feu. Rajouter un confinement sur le confinement me paraît compliqué. C’est la première fois que la vie réunionnaise est confinée, c’est la première fois qu’on vit ça. Je pense aux personnes qui vivent à 7 ou 8 dans un F3 : il ne faut pas négliger le confinement, mais il faut comprendre que les gens ont besoin de respirer."