Ce mardi 6 octobre, était soumis au vote à l’Assemblée nationale France le projet de loi relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques. Et ce, en cas de menace pour les betteraves sucrières.
Opposée au projet, Nathalie Bassire vote pour
Le projet a été adopté en première lecture et parmi les députés qui ont voté "pour", la députée de La Réunion Nathalie Bassire. Elle qui revendique avoir toujours montré son opposition à ce projet, explique ce qu’il s’est passé.
"Une erreur de communication"
"L’erreur est humaine, mais il y a eu une erreur. Je me suis toujours opposée à cette loi. Dans mon rapport d’information j’ai été nommée rapporteur pour remettre à l’Assemblée nationale un rapport d’information sur la mise en oeuvre de la loi biodiversité de 2016 dans un contexte d’urgence absolu."
"J’étais à La Réunion et j’ai donné la consigne à mon équipe sur place (...). Tout de suite après le vote, j’ai eu mon collaborateur au téléphone pour rectifier. Ce n’était pas du tout ma position. Il y a eu une erreur de communication."
La députée de La Réunion met également en avant les deux propositions de loi qu’elle avait soutenu pour la protection des abeilles :
Ainsi que la référence de deux propositions de loi, que j’ai soutenu en faveur de la protection des abeilles.
PROPOSITION DE LOI :
- visant à reconnaître la préservation des abeilles comme « Grande cause nationale 2020 »,
- Visant à préserver et à developper les colonies d’abeilles
Une possibilité de rectifier le vote à l’Assemblée nationale
"Après la clôture du scrutin, les votes ne peuvent plus être modifiés ; en revanche, le détail nominatif des votes peut être accompagné de mises au point lorsqu’un député s’est trompé sur le sens du vote qu’il souhaitait émettre ou en cas d’erreur de manipulation."
Les recommandations de la députée sur l’application de la loi reconquête de la biodiversité
"Voici les recommandations que j’avais évoquée dans le cadre de mon rapport d’information sur la mise en application de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages
Produits phytopharmaceutiques :
– n° 23 : Tirer très rapidement les enseignements des travaux de l’ANSES pour enclencher concrètement la sortie de notre agriculture du recours aux néonicotinoïdes.
Limiter les dérogations autorisées jusqu’au 1er juillet 2020 aux seules situations culturales ne disposant pas de solutions de substitution opérationnelles rapidement accessibles. Et prévoir une révision de ces dérogations au bout d’un an à compter de la publication de la liste réglementaire.
Renforcer les moyens de la recherche des solutions de substitution aux néonicotinoïdes, ainsi qu’aux autres produits phytopharmaceutiques.
– n° 24 : Veiller à la mise en œuvre effective et rapide de l’interdiction des produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à celles de la famille des néonicotinoïdes (si elle est confirmée à l’issue de la navette parlementaire)."