Un trafic international de stupéfiants entre La Réunion et la métropole se précise.
Derrière ce vaste réseau : des têtes pensantes installées en région parisienne, soupçonnées de coordonner l’acheminement de drogue vers l’île via des messageries cryptées, avec des relais logistiques et financiers entre La Réunion, la France et le Maroc.
Ce lundi, les cinq derniers suspects transférés sous mandat d’amener depuis la métropole ont été déférés au parquet de Saint-Denis, bouclant ainsi la phase des comparutions dans ce dossier à dimension internationale. Les 18 mis en cause ont été placés en détention provisoire.
Parmi eux, un homme de 34 ans, originaire de Seine-et-Marne (77), déjà mis en cause par le passé pour association de malfaiteurs, un autre âgé de 26 ans, né à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et résidant à Vigneux-sur-Seine (Essonne) et une femme de 37 ans, née à Paris et habitant également dans l’Essonne.
Tous trois sont mis en examen pour trafic de stupéfiants, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs, certains faits en récidive. L’un des hommes aurait refusé de remettre ses codes d’accès à une messagerie chiffrée utilisée pour organiser le trafic.
Un des prévenus, selon son avocat, a reconnu avoir servi d’intermédiaire pour rapatrier l’argent issu de la vente de drogue de La Réunion vers la région parisienne.
L’instruction pourrait durer plus d’un an comme l’a précisé l’avocat d’un des mis en cause. "Le juge d’instruction va déterminer la responsabilité des uns et des autres dans le détail. Nous allons suivre cette instruction tranquillement pour savoir ce qu’il en est pour mon client", détaille maître Ibrahim Akhoun, avocat de l’un des prévenus.
L’instruction se poursuit pour déterminer le rôle précis de chacun dans cette importation de drogue à grande échelle. L’un des plus vastes trafic international jamais démantelé sur l’île.