Placée en garde à vue mardi dernier, elle est mise en cause pour provocation à l’attroupement et distribution de mortiers ayant servi à l’agression des policiers ce 23 novembre. Ce soir-là dans le quartier "Ti Karé", la femme d’une vingtaine d’années sort chercher son repas. Le procureur de la République lui reproche d’avoir incité le deuxième interpellé, encore mineur, à endommager une caméra de surveillance et à tirer avec un mortier sur les forces de l’ordre.
18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire sont requis, mais les témoignages de l’individu mineurs sont erronés et elle est finalement relaxée. "Les phénomènes de groupes, de badauds cela peut arriver. Il n’y a pas de quoi faire d’elle l’organisatrice de tout cela. Elle ne voulait être mêlée à ça ni de près ni de loin", réagit maître Nicolas Normand, avocat de la défense.
À la sortie, sa famille exulte. Le mineur mis en cause, lui, doit comparaître devant le tribunal pour enfants dans les prochaines semaines.