Tout est parti d’un mail envoyé mercredi soir par un parent d’élève de l’école Sainte-Marguerite, à Saint-Benoît, alertant les autres familles sur des gestes d’agressions sexuelles que son enfant aurait subi de la part d’un agent de l’établissement.
Ce jeudi matin, les parents des enfants qui auraient pu être concernés ont été reçus par la direction. D’autres parents, présents sur place, disent avoir assisté à une scène particulièrement tendue. "Les parents qui ont agressé verbalement l’homme qui travaille ici disaient : tu as touché mon enfant, tu vas mourir en prison. C’est abominable car lui, ça fait cinq ans qu’il travaille ici. On ne sait pas s’il a touché d’autres enfants, s’il met la pression sur des enfants. Ce sont des enfants de trois ans", déclare une mère de famille.
La plupart des parents ont été mis au courant de cette affaire par une publication sur les réseaux sociaux. Indignés, certains ont tenté de trouver des réponses en venant chercher leurs enfants ce jeudi soir sans succès. "Cet après-midi en récupérant mon garçon, j’ai vu qu’il n’y avait plus personne dans la classe. Ni la maîtresse, ni la directrice n’étaient présentes. Ce n’est pas normal du tout, on doit donner une réponse aux parents qui ont des enfants dans l’établissement", s’indigne un deuxième parent.
L’homme accusé serait notamment chargé de surveiller les enfants en fin de journée. L’enquête a été confiée à la gendarmerie, la direction de l’établissement a pris contact avec les autorités. "Le protocole de mise en sécurité a été mis en place. La cheffe d’établissement a fait tout ce qui devait être fait. Maintenant, c’est à la justice de mener son enquête et de démêler le vrai du faux", réagit Philippe Brault, directeur diocésain.
L’agent reste écarté de l’établissement. L’enquête doit établir les faits et déterminer si d’autres enfants pourraient être concernés par cette agression.