Alertée par d’autres parents d’élèves, la mère d’Elena apprend que sa fille aurait été "tapée avec des bouts de bois" au sein de l’établissement.
Le 10 octobre, à la sortie de l’école, la fillette présente des hématomes sur le corps. Sa mère l’emmène consulter un médecin, qui lui prescrit deux jours d’ITT. « J’ai fait les choses dans les règles. Aujourd’hui, à l’école de ma fille, on me menace de porter plainte parce que j’ai dit la vérité, et l’établissement ne réagit pas davantage », dénonce la mère de famille.
« J’ai porté plainte dès le lendemain, le samedi 11 octobre », précise-t-elle.
Informé de la situation, l’établissement scolaire indique qu’un protocole anti-harcèlement a été mis en place. Des réunions ont eu lieu après les faits signalés. Les deux élèves mis en cause nient avoir commis ces actes.
« Mardi, une réunion s’est tenue avec les parents du garçon et de la fille concernés. Au final, on m’a dit que c’est ma fille qui devrait voir un psychologue, car, selon eux, leurs enfants n’ont rien fait », rapporte la mère d’Elena. « Aujourd’hui, ma fille ne veut plus retourner à l’école, alors qu’elle s’y sentait bien auparavant. »
Droit de réponse – Parents des deux garçons mis en cause
Nous souhaitons, à notre tour, réagir à l’article concernant une prétendue affaire de harcèlement à l’école de Bois d’Olive.
Nous sommes les parents de deux petits garçons mentionnés dans cette histoire. Nous avons découvert cette affaire à la rentrée, lorsque nous avons été convoqués à une réunion avec la direction et la maman de la fillette.
Dès le départ, tout était confus : la plainte initiale ne concernait pas nos enfants. Elle visait un autre élève. Puis, sans qu’on sache vraiment pourquoi, les noms de nos fils sont apparus. Lors de la réunion, la fillette a d’abord désigné notre fils aîné, avant de se rétracter en disant que ce n’était finalement pas lui.
Le personnel communal présent ce jour-là a été formel : aucun incident de coups portés avec des bâtons n’a été vu dans la cour, et aucun bâton n’était présent. Aucun adulte n’a constaté les faits dont on parle.
Malgré cela, nos enfants se retrouvent aujourd’hui exposés sur les réseaux sociaux, accusés à tort, avec des propos violents et haineux relayés publiquement. Nous avons, nous aussi, porté plainte pour ces faits.
Nous compatissons sincèrement avec la petite fille blessée, mais nous ne pouvons pas laisser d’autres enfants être accusés sans preuve. Nos fils ont 7 et 8 ans. Ils vont à l’école pour apprendre, pas pour être pointés du doigt sur Internet.
Nous demandons juste que la vérité soit rétablie, que la présomption d’innocence soit respectée et qu’on pense avant tout au bien-être de tous les enfants impliqués.
Les parents des deux garçons mis en cause.