« De vrais businessmen avec un business plan bien structuré », note la présidente du tribunal. Face à elle, Julien P., Kévin G. et Jean-Philippe L., tous pères de famille et au casier judiciaire vierge, ont été jugés pour leur rôle dans un trafic de cannabis en gros.
Les faits remontent à quelques jours. Les policiers ont perquisitionné une maison dans les hauteurs de Saint-Denis, découvrant plus de 40 kilogrammes d’herbe de cannabis et une quarantaine de plants, pour une valeur marchande estimée à près de 150 000 euros. Le trio a été immédiatement interpellé et, en garde à vue, a reconnu son implication.
Selon l’enquête, les trois hommes s’étaient associés courant 2025 pour vendre du cannabis : Julien P., chargé du commercial ; Kévin G., de la logistique ; et Jean-Philippe L., du jardinage. La motivation principale : l’argent.
Le parquet a souligné que ces hommes, pourtant insérés socialement, avaient choisi volontairement la voie du trafic. Pour Julien P., la procureure a requis 3 ans de prison dont 1 an avec sursis probatoire. Pour ses deux complices, la peine requise était similaire : 3 ans dont 18 mois de sursis probatoire.
Les avocats des prévenus ont contesté les méthodes policières lors de la garde à vue, estimant que le droit d’accès à un avocat n’avait pas été pleinement respecté, et ont plaidé pour une peine aménageable, minimisant le rôle de leurs clients.
À la barre, les trois hommes ont exprimé leurs remords et présenté leurs excuses. Après délibération, le tribunal a condamné le trio à 2 ans de prison, dont 1 an avec sursis probatoire, avec aménagement possible sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 3 000 euros chacun.
(Image d’illustration)