"J’avais mes affaires là-bas, ma PS5 était chez elle !", s’indigne Sidi H. dans le prétoire. Sous contrôle judiciaire pour deux affaires de violences conjugales datant de 2024 et 2025, le prévenu avait l’interdiction de comparaître chez son ex-compagne. Ce dernier n’aura tenu que deux mois avant de rompre cette interdiction.
Lors de cette visite pour "récupérer ses affaires", les forces de l’ordre sont contactées. Une fois sur place, les gendarmes découvrent Sidi H. complétement ivre. Le père de famille se montre particulièrement agressif envers les militaires lors de son interpellation. Il en agresse deux, et a des propos injurieux envers eux. Des menaces de mort sont également prononcées à leur encontre. C’est dans ce contexte tendu que les gendarmes finissent par appréhender le prévenu.
Invité à s’expliquer sur ses actes, Sidi H. explique dans un premier temps au tribunal qu’il en avait marre d’attendre pour récupérer ses affaires ... et sa PS5 ! Peu convaincus, les magistrats tentent de lui expliquer que ce contrôle judiciaire peut être révoqué s’il est n’est pas respecté.
Dans son réquisitoire, le ministère public dresse le portrait d’un homme violent, incapable de respecter le cadre qu’on lui pose. Elle requiert deux ans d’emprisonnement ferme et son maintien en détention.
Son avocate, elle, tente de minimiser les faits. Elle soutient que son client est calme depuis maintenant sept ans. Elle constate une réelle évolution et pense que la prison réduirait à néant tous les efforts entrepris par le prévenu dans sa démarche de réinsertion. Elle demande au tribunal une certaine clémence et l’instauration d’une peine aménagée et propose la solution du bracelet électronique.
Après en avoir délibéré, les magistrats condamnent le prévenu à une peine d’un an de prison ferme. Il a été maintenu en détention.
-Loïc Vidon