1,35 grammes par litre de sang. Un taux qui en ferait tomber plus d’un. C’est avec cette alcoolisation qu’Idriss C. a agressé trois policiers le 23 novembre dernier.
Ce soir-là, lors d’une soirée d’apparence festive, Idriss C., fortement alcoolisé devient violent. Il frappe des membres de sa famille et commence à les menacer avec un couteau. C’est à ce moment-là que les forces de l’ordre sont dépêchées sur place. A leur arrivée sur place, l’homme est toujours armé d’un couteau.
D’après les policiers, ce dernier aurait avancé, arme à la main. Une version non confirmée par le prévenu. Le mis en cause ne se souvient de rien à cause de sa consommation ce jour-là.
Au moment de son interpellation, ce dernier se débat férocement et envoie des coups de pied dans tous les sens. C’est à ce moment précis qu’il blesse trois policiers.
Invité à s’expliquer sur ses actes, Idriss C. répond qu’il souffre de problèmes de schizophrénie et qu’il peut, par moments, être atteint de crise. Des explications bien maigres pour le tribunal.
L’avocate des parties civiles débute sa plaidoirie en expliquant au tribunal que différents éléments laissent à penser qu’il était prêt à ne pas lâcher l’arme et à aller plus loin.
Dans son réquisitoire, le ministère public rappelle au tribunal et au prévenu que l’alcool est une circonstance aggravante. Sur un ton moralisateur, elle explique au mis en cause qu’on ne peut pas se retrancher derrière une consommation d’alcool pour justifier certains actes. A son encontre, la parquetière requiert la peine 10 mois d’emprisonnement.
De son côté, la défense axe sa plaidoirie sur l’état du prévenu, que ce dernier est atteint de schizophrénie. Pour son client, il demande une peine adaptée.
Avant que les magistrats ne partent délibérer, le prévenu s’excuse auprès des policiers et de sa famille.
Après en avoir délibéré, les magistrats condamnent Idriss C. à la peine de 10 mois d’emprisonnement ferme.
Interrogé par rapport à la condamnation de l’agresseur, le Syndicat Alliance Police nationale, par le biais de son délégué départemental, Stéphane Patché, se dit satisfait. "Nous sommes satisfaits de la peine de prison ferme à l’encontre de cet individu. Au niveau de la justice, il faut aller plus loin et instaurer une peine plancher pour ceux qui agressent des policiers".
-LV