Onze personnes se retrouvent à nouveau devant la justice. Parmi elles, Didier Robert, ancien président de la Région. Ses collaborateurs et lui avaient déjà été jugés en 2024. À l’époque, ils avaient été relaxés pour absence de preuves. Mais le parquet de Saint-Denis a décidé, une semaine plus tard, de faire appel.
Ce deuxième procès, d’abord prévu en mai, a finalement été reporté à ce mois de novembre. Pendant trois jours, la cour d’appel va de nouveau se pencher sur ce dossier, ouvert en 2019 à la suite d’un rapport de la Chambre régionale des comptes. Selon ce rapport, la Région aurait compté, sous la mandature de Didier Robert, plusieurs emplois considérés comme fictifs ou partiellement fictifs entre 2016 et 2019. D’après l’enquête, le préjudice estimé pour la collectivité s’élèverait à environ 1,4 million d’euros.
Lors du premier procès, le parquet avait requis contre Didier Robert douze mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Des réquisitions qui n’avaient finalement pas convaincu le tribunal.
À l’approche des élections municipales, la défense reconnaît que l’arrêt de la cour d’appel pourrait peser sur l’avenir électoral de Didier Robert. « Autant attendre la décision du juge. Chacun le comprend, c’est plus sage et plus raisonnable. C’est aussi respectueux vis-à-vis de l’autorité judiciaire. La décision qu’elle peut prendre peut changer la configuration d’une élection dans la ville où M. Robert serait susceptible de se présenter. On y va avec humilité, c’est bien pour ça que mon client n’a pas communiqué ses intentions. Il ne va pas les déclarer tant que la justice ne s’est pas prononcée sur le fait de savoir s’il aura la totalité de ses droits au mois de mars pour prétendre se présenter aux élections d’une commune », détaille son avocat, Philippe Cressein.
Deux jours d’audience donc, pour rejouer un procès déjà médiatisé, mais cette fois-ci en appel, et dont l’arrêt pourrait peser lourd sur l’avenir de l’ancien président de Région.