Les ressources humaines perquisitionnées
Dès 9h00, hier matin, les gendarmes de la section de recherches en charge de l’enquête ont investis le service des ressources humaines de l’hôtel de mairie de Saint-Denis, en présence du procureur de la République, Eric Tuffery, dans le cadre d’une perquisition. En fin de matinée, les militaires ont quittés les locaux avec les documents nécessaires à l’enquête. La suite des investigations devrait déterminer si les anomalies révèlent d’une désorganisation ou de faits répréhensibles pénalement, de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt ou d’emplois fictifs.
Les débuts de l’affaire
Des anomalies avaient été révélées par la Chambre régionale des comptes (CRC) en 2019. La CRC s’était penchée sur l’organisation de la mairie et des ressources humaines sur la période de 2013-2017. Plusieurs irrégularités avaient alors été constatées. Le nombre d’effectif de Saint-Denis supérieur à celui de collectivités de taille comparable, sa répartition peu optimale de cet effectif ainsi que les procédures de recrutement de contractuels discutables avaient été mis en lumière.
Réactions en mairie
Suite au premier rapport de la CRC l’an dernier, le maire, Gilbert Annette avait rétorqué sur la prise de mesures immédiates au sein des ressources humaines. Il avait alors annoncé la mise en place d’une charte de recrutement et d’une commission de recrutement sans siège d’élu, afin d’écarter les soupçons de favoritisme. A l’issue de la perquisition d’hier, le maire n‘a pas souhaité s’exprimer, rapporte nos confrères du Quotidien.