Le tribunal a ordonné au rectorat de mettre en place cet accompagnement dès la rentrée, à l’issue des vacances scolaires actuelles. Une victoire juridique, certes, mais jugée largement insuffisante par le collectif Les Enfants Invisibles.
« On nous balade, simplement ! Je ne sais pas si c’est un problème humain ou financier, mais on sait qu’il y a actuellement environ 1 000 enfants qui ne sont pas accompagnés. On parle de moyens humains, mais ces enfants n’ont pas d’AESH. On a aussi la problématique des enfants trop souvent mutualisés. Et puis, certains n’ont pas le nombre d’heures prévu : des enfants notifiés pour 24 heures hebdomadaires n’en bénéficient que d’une à deux heures par jour. Alors non, ce n’est pas satisfaisant. S’ils ont besoin de 24 heures, c’est qu’il y a une raison », déclare Cédric Bourane, membre du collectif.