Du pur acharnement. Un matin de septembre 2022, un artisan vient rénover une maison au Tampon. Sur place, ce dernier appelle la propriétaire mais n’obtient pas de réponse. Il franchit le portail pour annoncer sa présence. Osant pousser la porte d’entrée, l’homme tombe sur une femme âgée gisant sur le sol dans une mare de sang. Cette femme, c’est Dominique Talbot, retraitée de l’armée.
L’artisan, sous le choc, se rend immédiatement à la gendarmerie pour avertir les forces de l’ordre de sa macabre découverte.
Une mort suspecte qui interroge tout de suite les enquêteurs. L’examen du cadavre révèle qu’elle a reçu plusieurs coups de couteau dans le cou et le thorax. L’autopsie confirmera une dizaine de coups portés, deux jours avant ce matin funeste. Pourquoi cette femme, mère de famille, âgée de 68 ans s’est-elle retrouvée la cible d’un tel déchaînement de violence ?
Piégé par l’utilisation de la carte bleue
L’enquête, ouverte pour assassinat, laisse penser que le mobile pourrait être le vol. La carte bleue de la mère de famille aurait été subtilisée et utilisée quelques heures après son décès, dans une boîte de nuit. Les images des vidéosurveillances de l’établissement permettront d’identifier l’auteur du vol de la carte bleue : un homme, d’une vingtaine d’années que la victime connaissait bien : Mathis B. Il était logé par Dominque Talbot. Quelques jours plus tard, le jeune homme est interpellé chez lui pour l’assassinat de la retraitée.
Lors de sa garde à vue, il aurait avoué s’être rendu au domicile de la victime, dans la nuit du 1er au 2 septembre. Il aurait expliqué aux enquêteurs que cette visite nocturne avait bien pour but de voler sa logeuse. C’est parce qu’elle l’aurait surpris en train de commettre son larcin que la situation a dégénéré et s’est soldée par un bain de sang. Il se serait saisi d’un couteau pour exiger de Dominique Talbot qu’elle recule. Cette dernière l’aurait insulté, ce qui aurait provoqué la colère du jeune homme qui se serait traduite par une dizaine de coups de couteau.
Mathis B. se serait ensuite débarrassé de l’arme du crime dans un caniveau du Tampon.
Le jeune homme de 24 ans, présumé innocent, encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
-LV