Ce matin, les avocats de la défense ont déposé plusieurs demandes de nullité. Ils remettent en cause la manière dont l’enquête préliminaire a été réalisée, estimant qu’elle aurait été menée avec des irrégularités. Le président de la cour d’appel a également rejeté une demande de renvoi porté par l’un des avocats de la défense.
Les débats se sont orientés sur la qualification juridique des emplois litigieux : s’agit-il d’emplois de cabinet légitimes, ou d’emplois fictifs ?
Une question centrale portée par Maître Cressein, avocat de Didier Robert, qui accuse par ailleurs l’ancien procureur de la République de connivence politique avec le camp d’Erika Bareigts, alors rivale de Didier Robert aux élections régionales de 2021. « La justice n’a pas été raisonnable dans ce dossier, elle a voulu faire preuve de passion politique et elle s’est écartée du droit. Et je pense que la cour doit prendre la décision comme en première instance de la relaxe », détaille Philippe Cressein, avocat de Didier Robert.
« On essaye de délégitimer cette procédure en lui donnant une connotation politique qu’elle n’a pas. Cette procédure est parfaitement justifiée et doit emmener la cour d’appel à prendre une décision différente de celle prise en première instance », explique maître Martine, avocat de la Région Réunion.
Au cœur du dossier : des embauches au cabinet du président de Région entre 2015 et 2020 et des salaires qui n’auraient pas dû être versé pour un préjudice total de plus d’1,5 million d’euros.
Le procès est renvoyé au 15, 16 et 17 avril 2026 pour 10 prévenus.
En cas de condamnation, les prévenus risquent des amendes importantes, de la prison et une peine d’inéligibilité. Les débats de fond sur la nature des emplois débuteront cet après-midi.