Son avocat, le bâtonnier Georges-André Hoarau, a pris la parole ce jeudi, deux semaines après les faits, pour défendre son client.
« Beaucoup pensent que mon client serait responsable ou, à tout le moins, coupable de quelque chose. Il n’est ni l’un ni l’autre. J’ose dire dès à présent que c’est une victime, victime d’une organisation défectueuse », affirme l’avocat.
À lire aussi : Accident au Rallye de Saint-Joseph : un troisième enfant est décédé
Selon lui, le véhicule participait à une course autorisée et validée par les autorités compétentes. Il met en cause la municipalité, qui aurait donné son feu vert à un tracé inadapté, situé dans des zones habitées et déjà connues pour leur dangerosité. « Le maire est responsable de ce qui se passe dans sa commune. Il a validé ce tracé. Il y a une responsabilité administrative, certes, mais aussi pénale, qui devra être définie par les autorités judiciaires pour mise en danger de la vie d’autrui », soutient-il.
L’avocat pointe également du doigt les organisateurs et la préfecture, estimant que la course aurait dû être mieux encadrée et le parcours davantage sécurisé. « L’organisation, est-ce qu’il y a eu des défectuosités ? Oui, nombreuses. Il faudra vérifier si le dos-d’âne était bien placé, conforme en hauteur… On a fait décoller des voitures à plus de 200 km/h juste avant une courbe ! Lorsque la voiture décolle, elle se repositionne brutalement au sol, provoquant parfois un effet “raquette” — c’est ce qu’il s’est passé. En plus, la voiture de mon client a pris de l’herbe, et là, c’est parti en vrille », explique le bâtonnier.
À lire aussi : Accident mortel au rallye de Saint-Joseph : « Deux petits enfants criaient et pleuraient, je les ai pris dans mes bras »
Enfin, la responsabilité des parents est également évoquée. L’avocat rappelle que les enfants n’auraient pas dû se trouver à cet endroit lors du passage des voitures. « Que faisaient ces enfants mineurs sur une zone où des véhicules déboulaient à plus de 200 km/h ? », interroge-t-il.
Aujourd’hui, le bâtonnier Hoarau l’affirme : l’enquête devra déterminer où s’arrête la fatalité et où commence la responsabilité.