En première instance, en 2023, Airbus et Air France avaient été relaxés du chef d’homicide involontaire concernant le crash du vol AF 447 Rio-Paris en 2009. Le tribunal avait toutefois retenu leur responsabilité civile pour manquements à la sécurité, décision jugée insuffisante par les familles de victimes. Le parquet a donc interjeté appel.
Jusqu’au 27 novembre, les juges examineront de nouveau la question des sondes Pitot, mises en cause dans le givrage à l’origine de la perte de contrôle de l’appareil, ainsi que les procédures de formation et de sécurité des compagnies.
Parmi les 228 victimes, se trouvait le steward réunionnais François Henry, originaire de Saint-Denis. Âgé de 35 ans, il faisait partie de l’équipage d’Air France présent à bord ce soir-là. Sa famille et ses proches réclament une justice à la hauteur du drame.
Les proches des victimes disent attendre un jugement « courageux, exemplaire et abouti », 16 ans après la catastrophe.