Sur le banc des accusés : Jennyfer Clain, 34 ans. Elle est la nièce de Jean-Michel et Fabien Clain deux figures de la propagande djihadiste originaire de La Réunion. Ce sont leurs voix qui avaient revendiqué les attentats du 13 novembre avant leur mort présumé en Syrie en 2019.
Pendant deux semaines, trois femmes comparaissent devant la cour d’Assises spéciale de Paris notamment pour avoir appartenu à l’organisation de l’État islamique.
Dans le box au côté de Jennyfer Clain, sa belle-mère Christine Allain 67 ans, et sa belle soeur par alliance Mayalen Duhart, 42 ans. Elles avaient été expulsées de Turquie en 2019, arrêtées avec neuf enfants à la frontière syrienne puis mise en examen à leur retour en France. Le parquet antiterroriste accuse Jennyfer Clain d’avoir contribué au fonctionnement de l’État islamique, participé à son implantation territoriale, acquis des armes et une ceinture explosive. Il lui reproche aussi d’avoir emmené ses enfants les exposant à de graves dangers physiques et psychologiques. C’est un procès sans jury populaire mais composé de magistrats professionnels comme le veut la règle en matière de terrorisme.
D’ici le 26 septembre , la cour devra déterminer la responsabilité de ces trois revenantes du Califat de Daesh. Toutes encourent une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle et 450 000 euros d’amende.
A lire aussi : Attentats du 13 novembre : retour sur le rôle des frères Clain