La cour ce matin s’est penchée sur le profil de la victime, Brice Hibon Henriette.
Des témoins le décrivent comme un provocateur qui souhaite contrôler la ville avec une bande. Accusations qui ont provoqué la consternation du côté de la famille de la victime. Des échanges houleux entre les avocats de la partie civile, ceux de la défense et l’avocate générale ont animé les débats.
Pour les proches de Brice Hibon Henriette, ce ne sont que pures diffamations. Tout est inventé pour nuire à l’image de la victime, comme le dit maître Molière, l’un des avocats. "En matière judiciaire devant la cour d’assise, il y a des certitudes. Ce qu’on a présenté ce matin, malheureusement ce sont des ladilafés. Personne n’a été témoin de ce qu’on impute à Brice Hibon. Encore une fois, il s’agit d’une volonté de vouloir salir la mémoire de Brice Hibon afin, éventuellement de justifier l’irréparable. C’est totalement inadmissible", commente l’avocat.
Collet Malbrouck, l’un des coaccusés a ensuite pris la parole. Visage fermé, en larme, il a déclaré avoir été un camarade de Brice Hibon Henriette, mais n’arrivait pas à le reconnaître le jour du drame.
Plusieurs éléments rendent perplexe le président de la cour : son inaction, son incertitude, ses contradictions, une question est posée : pourquoi ne pas avoir empêché son grand-frère de passer à l’acte ? Maître Barraco, son avocat parle de sidération. "Il y a une explication assez simple, c’est ce qu’on appelle la sidération. Il vous arrive un traumatisme et vous n’êtes plus dans votre état normal et vous ne faites que réagir par automatisme. À partir du matin, lui c’est ce qu’il va lui arriver. Je le rappelle, il n’est pas conducteur, pas tireur ni décideur dans cette histoire. Il ne fait que suivre ce qu’on lui dit par automatisme", déclare l’avocat de Collet Malbrouck.
Cette après-midi, ce sera au tour du deuxième coaccusé de répondre aux questions des magistrats avant le passage des experts psychiatriques.