Face à cette réalité préoccupante, deux députées et membres de la délégation aux droits des enfants à l’Assemblée nationale, Perrine Goulet et Béatrice Piron, se sont rendues récemment à La Réunion. Elles y ont échangé avec les militaires de la Maison de Protection des Familles (MPF) de la gendarmerie, ainsi qu’avec une psychologue du conseil départemental.
Le colonel Heurtebise, commandant en second de la gendarmerie, et la lieutenante-colonelle Séguier, Officier Adjoint Prévention, ont accompagné ces discussions, qui ont permis de mettre en lumière le rôle essentiel de cette unité spécialisée.
Un accompagnement adapté des enfants victimes
Les gendarmes de la MPF sont spécifiquement formés aux auditions Mélanie, un protocole visant à recueillir avec bienveillance et professionnalisme la parole des mineurs victimes d’agressions sexuelles ou physiques. Ces méthodes permettent de limiter la souffrance liée au récit des violences subies et d’adapter la prise en charge.
Les députées ont souligné l’importance de renforcer les moyens de prévention et d’accompagnement. La hausse constatée en 2024 rappelle l’urgence d’agir pour mieux protéger les enfants réunionnais et briser le silence autour des violences intrafamiliales et sexuelles.