Des absences plus longues et coûteuses
En 2024, le taux d’absentéisme a atteint 5,1 %, confirmant une progression régulière depuis la crise sanitaire, relaie BFMTV. Ce phénomène s’explique surtout par l’allongement des arrêts. Leur durée moyenne s’établit désormais à 24 jours, contre moins de 21 avant 2020. Les difficultés ne se limitent pas à un secteur particulier : toutes les branches sont concernées, avec un poids croissant des arrêts liés au stress, au burn-out ou à d’autres troubles psychologiques. Ces motifs représentent 36 % des absences et entraînent généralement des périodes d’inactivité beaucoup plus longues que les autres causes.
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Un impact économique majeur
Le vieillissement de la population active accentue aussi le problème, avec une hausse marquée des accidents chez les plus de 60 ans. Les conséquences sont lourdes : remplacements difficiles, coûts supplémentaires et organisation perturbée. Le baromètre WTW chiffre à 120 milliards d’euros annuels l’impact global pour les entreprises françaises. Du côté de la Sécurité sociale, les indemnités journalières versées en 2023 atteignent près de 10 milliards d’euros, en hausse de 28 % depuis 2019. Malgré les mesures gouvernementales visant à freiner cette dérive, le manque de solutions structurelles sur les conditions de travail continue d’alimenter la progression de l’absentéisme.
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