Sanofi est l’un des plus grands spécialistes des vaccins dans le monde. Au mois de février, le groupe s’est lancé dans la course contre le nouveau coronavirus, avec l’annonce d’un accord de coopération avec l’Autorité BARDA (Biomedical Advanced Research and Development Authority), qui dépend du ministère de la Santé américain.
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Les Américains auraient le vaccin en premier, selon le DG de Sanofi
Le soir du mercredi 13 mai, le DG de Sanofi a indiqué à l’agence Bloomberg que le laboratoire servirait les Etats-Unis en premier s’il trouvait un vaccin contre le coronavirus. Paul Hudson a expliqué qu’en raison des efforts financiers du gouvernement américain dans la recherche d’un vaccin aux côtés du géant pharmaceutique, il aurait droit "aux plus grosses pré-commandes".
Une idée "inacceptable", réagit Agnès Pannier-Runacher
Sur Sud Radio, la secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a jugé "inacceptable qu’il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte qui serait un prétexte pécuniaire". "Les efforts déployés ces derniers mois montrent qu’il est nécessaire que ce vaccin soit un bien public mondial, extrait des lois du marché", a commenté Emmanuel Macron dans un communiqué de l’Elysée, relayé par Franceinfo.
Le président de Sanofi France tempère
Après les vives réactions déclenchées par la déclaration de Paul Hudson, le groupe pharmaceutique s’est montré rassurant. Ce jeudi 14 mai, le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, a indiqué : "Evidemment, si Sanofi découvre un vaccin, il sera accessible à tous". Le groupe a réitéré son engagement de rendre son vaccin accessible à tous "dans ces circonstances sans précédent".
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