Une contestation qui s’intensifie partout en France
Les syndicats agricoles, notamment la FNSEA, organisent une nouvelle journée d’action ce vendredi 26 septembre. Des convois de tracteurs se sont formés dès l’aube dans plusieurs régions. À Strasbourg, Paris, Versailles ou Blois, des opérations variées marquent les esprits. Des croix en bois plantées au sol symbolisent la mort d’exploitations fragilisées. Des "opérations escargot" compliquent la circulation et visent à alerter les autorités. Les responsables syndicaux dénoncent un manque d’écoute gouvernementale. "Ça fait deux ans qu’on fait des mobilisations fortes avec des messages forts (...) on a aucun signal positif, aucun message de notre président de la République. Il n’y a rien qui avance", déplore Olivier Hardouin, président de la FNSEA 41 sur le récit de BFMTV.
Le Mercosur au cœur des critiques syndicales
Les agriculteurs s’opposent au traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Ce projet prévoit l’entrée massive de produits agricoles étrangers. Viandes, sucres, volailles ou riz pourraient arriver sans droits de douane, au détriment des filières locales. Les syndicats dénoncent une concurrence déloyale et des normes sanitaires insuffisantes. Ils estiment que Bruxelles sacrifie les producteurs européens au profit des grands industriels. Certains éleveurs parlent d’"hypocrisie européenne". Selon eux, l’Union exige des normes strictes en interne mais accepte des importations moins exigeantes sur le plan environnemental et social.
Un front commun mais des stratégies différentes
Malgré des divergences syndicales, un consensus se dessine contre le Mercosur et les taxes américaines. Partout, des manifestations illustrent cette colère, comme à Dijon ou Vesoul. Fumiers, paille et slogans s’affichent devant des enseignes et bâtiments institutionnels. La FNSEA, la Confédération paysanne et la Coordination rurale partagent la même inquiétude, mais avec des modes d’action distincts. L’accord doit encore être ratifié par les États membres puis validé par le Parlement européen. Les agriculteurs entendent donc maintenir la pression dans les prochaines semaines. Ils réclament un soutien clair du gouvernement et une défense ferme de l’agriculture française.
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