Pour les donneurs, c’est un geste simple qui aura des répercussions incontestables. Dès sa majorité, il suffit de s’inscrire sur un registre de don de greffe et de faire un prise de sang.
Un donneur interrogé sur la question explique sa démarche : « Au court de mes années de médecine, j’ai travaillé pendant plusieurs mois dans un service ou les enfants pouvaient bénéficier de greffes de moelles osseuses pour être soigné et c’est vrai que j’ai vu le bénéfice qui pouvait en découler. » « Ça prend quelques minutes et potentiellement ça peut sauver des vies » ajoute t-il.
Gaëlle, quant à elle, a bénéficié d’une allogreffe de moelle osseuse il y a dix ans. Souffrant à l’époque d’une leucémie, cette greffe lui a sauvé la vie. Cette dernière s’exprime : « J’ai des amis allogreffés qui sont vivants. Cela permet également de sauver des enfants. C’est alors toute une génération que l’on sauvegarde. »
Le service de biologie médicale du CHU de Saint-Denis rassure sur les modalités du don et rappel l’importance du donneur réunionnais. Le docteur Julien Eperonnier affirme que le don de moelle osseuse est un geste indolore, très peu invasif. Il rappel également que « le donneur réunionnais est très important dans le registre international ». En effet, ce dernier « a des caractéristiques exceptionnelles qui font qu’il peut donner à des malades qui ont eux aussi des caractéristiques génétiques exceptionnelles. Il est donc extrêmement rare et recherché dans le monde pour cela ».
La première allogreffe de moelle osseuse à la Réunion a eu lieu en décembre 2021. Depuis, 38 autres ont été réalisées au total.
L’Agence de Biomedecine indique qu’il faudrait au moins 20 000 nouvelles inscriptions par an pour répondre au besoin.