Une opération coordonnée
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé mardi le retour de ces treize personnes sur le sol français. Les trois femmes, âgées de 18 à 34 ans, faisaient partie des prisonnières des camps sous administration kurde. Deux d’entre elles ont été placées en garde à vue sur décision d’un juge d’instruction. La troisième, visée par un mandat d’arrêt, doit être présentée à un magistrat dans la journée pour une éventuelle mise en examen.
Les enfants, considérés comme mineurs, ont été confiés aux services de protection de l’enfance, rapporte Le Figaro. Leur prise en charge est supervisée par le parquet de Versailles, avec un suivi coordonné au niveau national.
Mineurs rapatriés sous suivi judiciaire
Le Pnat a indiqué qu’il prendrait en charge le suivi centralisé des mineurs, en coordination avec les parquets locaux. Le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a, de son côté, adressé ses remerciements aux autorités syriennes de transition et à l’administration locale du Nord-Est syrien pour avoir permis la réalisation de cette opération.
Malgré ces rapatriements, près de 120 enfants et une cinquantaine de femmes françaises restent confinés dans les camps. Le Collectif des Familles unies, qui rassemble leurs proches, critique régulièrement les conditions de détention, considérées comme inhumaines pour des enfants "coupables de rien."
Un sujet toujours sensible
Depuis les attentats djihadistes des années 2010, la France mène ces rapatriements avec prudence. Plusieurs opérations ont eu lieu, mais elles restent limitées. Après l’été 2023, la France a réduit leur fréquence et a invoqué les risques sécuritaires.
L’administration kurde a annoncé son objectif de fermer ces camps d’ici fin 2025, en coordination avec l’ONU.