Une mise en place progressive annoncée
Le ministère de la Santé a confirmé que l’envoi de généralistes commencera la semaine prochaine. Chaque praticien interviendra deux jours par mois dans les territoires prioritaires. Selon le gouvernement, cette mobilisation immédiate constitue une réponse concrète pour des patients en grande difficulté. Yannick Neuder se rend dans les Landes pour présenter le dispositif, rapporte BFMTV. Cette mise en œuvre repose sur un déploiement progressif, dès ce lundi, dans les intercommunalités désignées comme zones rouges. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux soins sur le territoire national.
Un soutien financier attractif pour les médecins
Le plan contre les déserts médicaux prévoit une rémunération forfaitaire de 200 euros par jour. Ce montant s’ajoute aux honoraires liés aux consultations. L’initiative repose uniquement sur le volontariat, le gouvernement misant sur la solidarité entre praticiens et patients. D’après les estimations, environ 2,5 millions de personnes bénéficieront de ce dispositif. Les 151 intercommunalités concernées se situent surtout dans le centre et le sud-ouest du pays. Le Premier ministre François Bayrou avait souhaité cette mesure en avril. Son lancement marque une étape importante dans la lutte contre l’inégalité territoriale. "La solidarité territoriale repose sur l’engagement des médecins qui sera soutenu par le gouvernement", avec notamment "une indemnisation forfaitaire de 200 euros par jour en plus du paiement des consultations réalisées", précise le ministère.
Des débats persistants autour des contraintes
Si le gouvernement insiste sur le caractère volontaire, certains élus jugent cette mesure insuffisante. Le député socialiste Guillaume Garot plaide depuis longtemps pour des obligations d’installation. D’autres responsables politiques dénoncent un dispositif facultatif, donc aléatoire. Ces critiques rappellent que la question dépasse les renforts ponctuels. Le gouvernement avait déjà écarté l’idée de mesures coercitives, rejetées par de nombreux médecins. Le débat reste ouvert. Faut-il privilégier l’incitation ou imposer des règles plus strictes ? La réponse à cette question déterminera son efficacité réelle.
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