Les conditions de la libération de S. Pétronin font jaser
Quatre ans après son enlèvement par un groupe djihadiste au Mali, Sophie Pétronin a été libérée, tout comme deux Italiens et une haute personnalité malienne, Soumaïla Cissé. La Française, âgée de 75 ans, est rentrée en France le 9 octobre 2020. Elle a été accueillie par ses proches et le président Emmanuel Macron, qui a remercié les autorités maliennes.
La France avait toujours officiellement affirmé qu’elle ne donnait pas de l’argent pour libérer les otages. Mais les rumeurs circulent tout de même. Jean Castex a confirmé sur Franceinfo, lundi 12 octobre, que le pays n’avait pas payé de rançon pour la libération de Sophie Pétronin.
"Il se trouve que faisant un geste humanitaire, madame Pétronin a été libérée"
Le Premier ministre a expliqué que le groupe terroriste avait négocié avec le gouvernement malien pour la libération de l’opposant Soumaïla Cissé. "Nous n’étions pas parties dans ces négociations, et il se trouve que faisant un geste humanitaire, madame Pétronin a été libérée", a-t-il indiqué.
Sophie Pétronin avait par ailleurs affirmé qu’elle ne considérait pas ses ravisseurs comme des jihadistes, mais plutôt comme des opposants politiques. A peine libérée, la Française avait même fait part de son intention de retourner au Mali. La France laisse le temps à la septuagénaire de "se soigner, se ressourcer, retrouver les siens, et le moment venu nous rediscuterons de ce sujet avec elle", selon le chef du gouvernement.