Une exigence d’unité et de transparence
À l’approche d’un possible vote de confiance, les députés écologistes formulent leurs conditions dans un courrier que l’AFP a pu lire ce vendredi. Pour eux, Emmanuel Macron doit nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire. Le futur gouvernement, affirment-ils, doit représenter toutes les sensibilités de gauche et s’engager à solliciter un vote de confiance à l’Assemblée. Ils estiment que seule une telle démarche permettrait de tourner la page d’un débat démocratique affaibli par deux quinquennats centrés sur l’Elysée et Matignon.
Des tensions avec les partenaires de gauche
Cette vision n’est pas partagée par tous. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, doute que les insoumis acceptent d’entrer dans un gouvernement dominé par le PS. De son côté, Jean-Luc Mélenchon condamne ce qu’il considère comme une dérive vers une coalition élargie, qui s’étend selon lui "de Glucksmann à Wauquiez."
L’avertissement de Cyrielle Chatelain
Selon Cyrielle Chatelain, cheffe du groupe écologiste, diviser la gauche revient à renforcer le macronisme. Elle précise que les 192 députés du NFP sont indispensables pour mener une politique de rupture crédible. Toutefois, certains élus de droite et d’anciens membres de la majorité présidentielle préviennent qu’ils renverseront tout gouvernement qui intégrerait des figures de La France insoumise.
Une base programmatique à adapter
Les écologistes proposent de bâtir le futur projet sur le socle du programme du NFP, tout en l’actualisant. Parmi les priorités évoquées figurent l’indépendance stratégique de la France face aux alliances internationales, mais aussi la recherche de nouvelles recettes fiscales pour compenser la dégradation des finances publiques.
Source : 20minutes.fr