Encadrer les horaires et les revenus des mineurs
Désormais, la mise en scène des enfants "influenceurs" du web sera davantage contrôlée, car l’Assemblée nationale a voté l’encadrement juridique les concernant, rapporte France Info. Mardi 6 octobre, 69 députés ont adopté par un ultime vote unanime, une proposition de loi LREM qui protège ces enfants sur le web. Il s’agit principalement d’encadrer les horaires et les revenus des mineurs de moins de 16 ans dont l’image est diffusée sur les plateformes et parfois visionnée des millions de fois.
La France, une pionnière sur ce sujet
L’auteur de cette loi, le député LREM Bruno Studer, a indiqué que ce texte va faire de la France une pionnière sur ce sujet. "Le travail des enfants est interdit en France sauf dérogation, y compris sur internet", a-t-il fait valoir.
Le secrétaire d’Etat à l’Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, a lui aussi salué un texte "précis et équilibré". Il a par ailleurs rappelé que depuis 2017, le gouvernement s’est attaché à maintes reprises à mieux réguler l’espace numérique pour que chacun y soit mieux protégé.
Des revenus jusqu’à 150 000 euros par mois
Jusqu’ici, l’ampleur du phénomène de ces enfants "youtubeurs" est difficile à quantifier. Bruno Studer a toutefois évoqué "plusieurs dizaines de cas" et des revenus, jusqu’à 150 000 euros par mois, permettant à certains parents "de cesser toutes activités".
Ce n’est pas une croisade contre les vidéos
Lors de l’adoption du texte en première lecture, le 12 février dernier, l’élu du Bas-Rhin a expliqué que cette loi vise à faire "prévaloir l’intérêt de l’enfant" face à ces vidéos mettant en scène des filles ou des garçons "souvent très jeunes". Il a insisté que le texte n’est pas une croisade contre les vidéos. "Il y a des super contenus sur internet. Mon enfant est fan de pâtisserie parce qu’il en voit d’autres faire de la pâtisserie sur YouTube, je n’ai aucun problème avec cela", avait-il illustré.
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