Une condamnation lourde de conséquences
Au mois de mars, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et surtout cinq ans d’inéligibilité immédiate. Cette sanction, prononcée dans l’affaire des assistants parlementaires européens, touche également 24 autres prévenus, parmi lesquels plusieurs figures du Rassemblement national. D’après la justice, un système de détournement de fonds avait été mis en place entre 2004 et 2016, causant un préjudice estimé à 3,2 millions d’euros pour le Parlement européen.
Douze condamnés, dont des personnalités comme Louis Aliot ou Nicolas Bay, ont interjeté appel. Le procès en appel devrait se dérouler plus rapidement que le premier, ce qui permettra à la cour d’appel de rendre sa décision avant la prochaine présidentielle.
Recours juridiques et incertitudes au RN
Marine Le Pen va connaître les dates de son procès à la cour d’appel de Paris ce lundi 8 septembre. Mais au-delà du calendrier judiciaire, sa condamnation a des répercussions politiques immédiates. En cas de dissolution anticipée de l’Assemblée, elle ne pourra pas se représenter à son siège de députée. L’ancienne avocate multiplie donc les recours pour contester l’exécution de son inéligibilité.
Deux requêtes ont été déposées au Conseil d’État, chacune accompagnée d’une question prioritaire de constitutionnalité. L’argument principal repose sur la défense de la liberté de candidature et du choix des électeurs. En parallèle, cette situation relance les discussions au sein du RN. Certains imaginent déjà un plan alternatif incarné par Jordan Bardella, pressenti comme possible porte-drapeau en 2027. Mais rien n’est encore tranché. D’ici la décision finale de la cour d’appel, Mme Le Pen tente de préserver son avenir politique, tandis que son parti s’organise dans l’incertitude.
Sources : 20 Minutes, TV5 Monde
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